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Posted: février 22nd, 2012 | Author: valognes | Filed under: Textes en français | No Comments »
Dimanche 12 février, RTE voudrait nous faire croire que tout se déroule pour le mieux sur les chantiers de construction de la ligne THT, pourtant l’opposition contre ce projet va croissant.
Après une AG poursuivant le processus de Valognes, environ 70 personnes ont pris la route du chantier en convoi.
Le RG présent à proximité du lieu de réunion au Chefresne mettra un certain temps à nous emboîter le pas, tandis que lentement une voiture de gendarmerie suit chacun des deux groupes de voitures partis pour rejoindre le lieu de l’action par des chemins différents. Arrivés sur place, les randonneurs du 1er convoi empruntent tranquillement le chemin boueux qui mène au pylone à terre, le n°207 à proximité de Villebaudon. Pépères, quatre gendarmes nous observent d’abord de loin. Lorsque nous arrivons à une centaine de mètres du chantier, ceux-ci se dirigent dans notre direction. La scène est impressionnante, un vaste champ de boue, et en plein milieu de la campagne le pylône gît encore au sol, attendant d’être complètement assemblé puis dressé. Très rapidement, nous nous rendons compte que beaucoup de boulons fixant les cornières ensemble ne sont pas encorre serrés. Ceux qui le sont sont clairement reconnaissables : ils portent une marque de peinture bleue et sont poinçonnés.
Pas besoin de clefs pour s’attaquer à ce monsre affaissé. Rapidement, nous commençons à déboulonner à la main. Pendant que certain-e-s s’affairent à cette tâche excitante, d’autres soulèvent les bâches au sol pour protéger la besogne du regard des gendarmes qui semblent ne rien comprendre.
On nous rapportera leur étonnement : « Mais, que font-ils près des pylônes ? », « Oh, ils prennent des photos, les bâches, c’est pour la lumière ». Puis, quelques boulons, écrous et autres cornières volent joyeusement à travers le champ… « Mais, vous êtes en train de saccager là ! », « Non, on démonte ! » rétorque une des personnes présentes.
Le petit manège du déboulonnage dure encore quelques minutes, puis à l’arrivée de quelques renforts de la gendarmerie, nous décidons de nous diriger vers un autre pylône en chantier qui se trouve dans le champ d’en face. D’abord en marchant tranquillement, puis on se met à courir – petit jogging dans la boue, les gendarmes sont tout déboussolés. Mollement, ils courrent derrière. Les premier-e-s arrivé-e-s au pylône déboulonnent quelques écrous.
Rejoints au bout de quelques minutes par les gendarmes qui se mettent à encercler le pylône et à mitrailler de photos les personnes présentes, nous finissons par reprendre la route en convoi, retour au Chefresne. Joyeuse action, en somme, pour leur déclarer que la lutte contre leur projet dégueulasse de THT, comme contre toutes les formes de dépossession qu’ils cherchent à nous infliger, n’est pas prête de s’éteindre. Bien au contraire.
Un promeneur
Pour les prochains rendez-vous sous la THT :
https://valognesstopcastor.noblogs.org/1001
(et partout où bon vous semble !)
Posted: février 16th, 2012 | Author: valognes | Filed under: Coin lecture, Textes en français | No Comments »
message des prévenus d’un blocage en Italie le 7 février 2011
Le 15 février devait débuter à Susa le procès où sont poursuivis quatre militants pour divers délits en rapport aux événements du 7 février 2011, quand un train de déchet en partance pour la Hague fut retardé pendant 6 heures en Val de Suze. Le procès du 15 février a finalement été reporté. En attendant, deux des prévenus subissent un contrôle judiciaire de type « assignation à résidence ».
MARRE D’ETRE VICTIMES, FIERS D’ETRE COUPABLES
Cette nuit-là, quelques semaines avant le désastre nucléaire de Fukushima, une quarantaine de personnes se retrouvèrent à Condove, dans le Val di Susa, réussissant à retarder quelques heures les trains chargés de déchets nucléaires à destination de La Hague en France. Des déchets qui vont d’un pays à l’autre pour revenir souvent, comme pour les dépôts de Saluggia et de Trino, à leur point de départ après avoir subi des traitements qui, même s’ils limitent la radioactivité, fournissent surtout du matériel radioactif pour un usage militaire ou de nouveaux combustibles pour les centrales de l’autre côté des Alpes (sans parler des confortables compensations pour les entreprises concernées).
Sans aucun doute, il faut reconnaître que les événements de cette nuit-là ont porté à l’attention générale les dangers immanents auxquels sont exposées les populations vivant aux alentours des centrales nucléaires ou qui vivent le long des trajets accomplis par ces trains de la mort dans le silence le plus absolu. C’est pour cela que nous refusons toute accusation spécifique à notre encontre, la logique perfide et d’intimidation qui tend à séparer les bons des mauvais, ceux qui sont plus ou moins responsables de ce qui a eu lieu cette nuit-là. La lutte contre le monstre nucléaire tout comme celle contre le train à grande vitesse, ou bien celles contre l’autoritarisme et les inégalités sociales, sont des batailles que nous menons la tête haute en nous opposant fermement à la tentative de criminaliser toute mobilisation.
Nous accordons une grande importance au fait que la discussion sur le nucléaire et ses déchets sont redevenus un centre d’intérêt, même si c’est à la suite d’une profonde tragédie comme celle qui a frappée le Japon. Nous ne pouvons que nous réjouir du fait qu’après la mobilisation contre le passage des déchets à Condove, il y en a eu une autre à Avigliana, beaucoup plus nombreuse, et que les trains de la mort ne passent plus, au moins pour le moment, dans le Val de Susa ; semble-t-il, depuis ce moment, les transports de déchets ont été suspendus, au moins dans le Piémont.
Convaincus de la légitimité absolue de nos actions, nous ne nous laisserons pas intimider par la répression policière et nous transformerons les dates du procès qui nous est fait en occasions de relancer nos accusations contre les nucléocrates et contre ceux qui tirent profit de l’industrie nucléaire civile ou militaire.
Dans ce jeu absurde avec l’atome, les victimes et les bourreaux, à la fin, payeront le même prix. On ne nous convaincra pas du contraire et leurs lois ne pourront jamais démonter les raisons de ceux qui veulent empêcher les messieurs du nucléaire et de la guerre de jouer avec la planète.
Quelques-uns, parmi nous, ont été traités de terroristes, par les journaux asservis et lèche-bottes du régime. Alors, si nous sommes des terroristes, ceux qui, en construisant les centrales nucléaires, ont placé une épée de Damoclès au-dessus de la tête des populations sont des bienfaiteurs ; ceux qui lancent sur des populations sans défense des bombes à l’uranium appauvri sont des gens biens respectueux des lois et de l’autorité. Pas comme nous, anarchistes violents et qui plus est insurrectionnalistes.
Aucun tribunal ne pourra nous juger. Cette tâche appartient aux générations futures.
Arturo, Guido, Luca, Toshi le Lundi 13 février 2012
Le 15 février 2012 à 9 h 00
Au TRIBUNALE DI SUSA, VIA PALAZZO DI CITTA’ 36
Rassemblement de solidarité avec les inculpés
Posted: février 13th, 2012 | Author: valognes | Filed under: Textes en français | No Comments »
Suite des rendez-vous antinucléaires après l’assemblée au Chefresne le 12 février 2012.

A l’assemblée du 12 février 2012 à Coutances, nous avons pris RDV pour accentuer les dimanches du Chefresne sur la défense du petit bois et préparer la résistance localement, et ce dès ce dimanche 19 février mais aussi les jours suivants avec possibilité de couchage, etc.
Sont aussi prévues une visite de chantier le 23 février 2012 sur la partie sud du tracé de la ligne et une promenade du même style plus au nord le 29 février 2012.

Nous proposons pour le 11 mars 2012 une journée d’action décentralisée sur les lignes THT, en construction comme existantes avec deux points de RDV pour celles et ceux en recherche de points d’action ou d’accompagnement pour agir.
Nous rappelons aussi qu’est prévu un transport de déchets radioactifs (du combustible irradié) en provenance des Pays-Bas pour la Hague la semaine du 5 au 9 mars, probablement entre le 6 et le 8 mars 2012.
Nous envisageons un camp anti-THT pour le dernier WE de mai, du samedi 26 au lundi 28 mai 2012.
La prochaine assemblée aura lieu le 4 mars 2012 au Chefresne.

Posted: février 7th, 2012 | Author: valognes | Filed under: Textes en français | No Comments »

Posted: février 4th, 2012 | Author: valognes | Filed under: Textes en français | No Comments »
Verdict du procès du 31 janvier
Audience pour 4 autres prévenu-e-s.
Après le rendez-vous du 31 janvier, retrouvons-nous à nouveau le mardi 7 février 2012 à 9h à Cherbourg pour soutenir les personnes poursuivies.

Le 23 novembre dernier, une action massive contre le train de déchets nucléaires “CASTOR” a permis d’imposer ce qu’on peut appeler pudiquement des “interférences” dans les plans bien huilés d’Areva, et la communication lénifiante de l’Etat. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu des centaines de personnes s’attaquer directement à l’un des maillons de l’industrie nucléaire, usant pour cela de tous les moyens nécessaires.
L’affront ne pouvait rester impuni malgré des flics trop débordés ce jour-là pour pouvoir identifier l’auteur de quoi que ce soit.
Nous connaîtrons ce 7 février la capacité (ou l’incapacité) de la justice à résister à cette volonté de répression du parquet dont les réquisitions contre des délits fumeux sont insensées au regard du dossier vide, tout comme l’amende de 300 € réclamée pour le vol de 9 canettes de soda restituées en l’état est ridicule.
Suivront les audiences concernant les quatres autres militant-e-s poursuivies, dont trois n’ont même pas participé à la manifaction du 23 novembre 2011, ayant été arrêtés pour détentions d’armes de 6ème catégorie (un opinel tout de même!) dans des voitures avant même d’être arrivés au rassemblement. Quant à la vague intrusion sur les voies de la quatrième prévenue, elle ne serait jamais advenue si les gendarmes mobiles n’y avaient pas détenu la camarade pendant des heures.
Les lourdes réquisitions du parquet lors du premier procès tendent à transformer l’éclat de rire suscité par le ridicule des poursuites, en une grimace de colère face à la volonté affichée de réprimer des boucs émissaires de l’incompétence des forces de l’ordre dans la brume et le bocage.
Nous qui étions à Valognes le 23 novembre savons bien que ce que nous avons fait ce jour-là est en fait le minimum de ce que nous devons à Areva et aux nucléocrates, et que ce n’est que le début du règlement des comptes. Il importe au plus haut point, dans le souci des développements futurs, de ne laisser personne sur le bord du chemin. Il est crucial de continuer à soutenir les 6 personnes inculpées.
Nous vous invitons donc à revenir devant le tribunal de grande instance de Cherbourg (15, rue des Tribunaux) ce mardi matin 7 février à partir de 9h.
Comme ce fut le cas mardi dernier à Bordeaux, Limoges et Rouen (et peut-être ailleurs encore), si vous ne pouvez pas venir ce jour-là, placez des banderoles sur les gares, devant les tribunaux ou chez les nucléaristes de chez vous, faites des inscriptions, marquez votre solidarité.
N’hésitez surtout pas à faire savoir autour de vous que, nos caisses n’étant pas bien pleines, il nous reste à trouver de l’argent pour couvrir toutes les suites judiciaires de Valognes, ou contribuez directement par chèque à l’ordre de :
APSAJ-Valognes
Association Pour la Solidarité et l’Aide Juridique
6 cours des Alliés
35000 Rennes
IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207
CODE BIC : CCOPFRPPXXX
A tout de suite, une fois encore,
Le collectif Valognes Stop Castor
Covoiturage pour le procès du 7 février :
Rennes : RDV 6h15 au parking de la Fac de Villejean